Inadaptation ou méprise d’un outil encombrant ?
Comme rien ni personne n’organise un quelconque débat ouvert chez nous, nous sommes probablement nombreux à n’avoir pas lu avec exactitude les rôles de ces partis politiques avec lesquels nous vivons depuis la fin déclarée de la colonisation.
Cette lecture est très légère et ce propos pour susciter des éclaircissements que ne manquerons pas de nous donner ceux qui ont bien mieux compris cette donne ténébreuse.
Quelques souvenirs et quelques écrits ne parlent que de ces réunions mensuelles pour l’organisation des tâches communes du groupe dans les premiers partis comme l’UDDIA. De ceux qui y avaient adhéré, se dégage cette notion du bien public à respecter, à entretenir.
Les partis qui ont suivi ont apporté une notion nouvelle (pour le pays) de révolution avec une fougue et une précipitation qui ont empêché de décortiquer aisément le contenu utile pour notre marche vers le bien-être. Le MNR par exemple ne donne pas les clés pour comprendre cette révolution désastreuse qu’il conduit. Qu’avions nous manqué d’avoir, vers quels destins devions nous aller, et par quelles étapes ?
Le PCT qui a mis en place l’obligation déguisée de passer par le parti pour accéder au bien-être personnel sans quasiment d’autres critères, est venu brouiller ces notions fondamentales qui soutenaient notre marche : l’apprentissage des intelligences, et la vision de construction d’un pays par des valeurs reconnues.
Des notions de force pure, de groupe d’intérêt particulier et tribal apparaissent. Elles sont imposées pour masquer totalement notre marche et des critères comme l’appartenance à l’armée participent sensiblement à la perte de nos repères. C’est ici que notre volonté d’apprendre pour enrichir nos êtres commence à s’effriter. L’intelligence est narguée, le progrès est mal présenté, la facilité est installée pour mettre à mal les valeurs d’effort, de travail honnête. La corruption rampe dans les couches les plus visibles de la société et elle tend à se faire accepter par le biais du parti unique.
Quand l’ère du multipartisme advient, c’est la montée en puissance du culte du leader qui s’installe. Les changements idéologiques ne sont que des faire-valoir, plus profondément véhiculés les charismes du dirigeant du parti qui est : intellectuellement plus élevé, charismatiquement plus élevé, économiquement plus élevé, militairement plus élevé pour les partis de l’UPADS, MCDDI, MWINDA, PCT.
Les guerres civiles ont hélas apporté leurs miasmes désolants et de décadence du pays.
Nous n’avons pas encore fini de nous remettre que les exacerbations de nos premiers maux continuent à occuper toute la place. La corruption des hautes sphères a atteint des niveaux vertigineux, celle de nous tous continue son bonhomme de chemin. Le dépoussiérage des valeurs profondes pour un pays n’a pas encore eu lieu, même celles qui nous étaient connues restent dans des abris devenus inaccessibles…
Où veulent ils nous conduire ces chers leaders de partis quand ils ne commencent pas par parler de notre route perdue il y a tellement longtemps ! Quand commenceront ils à réinstaller l’enseignement des intelligences, l’apprentissage des valeurs profondes pour toutes les promotions ? Qu’attendent ils pour redéfinir les balises qui doivent nous régir et nous rendre fiers ?
La loi sur les partis récemment votée ne nous permet pas (pour le plus grand nombre d’entre nous) à nous imaginer demain sur le chemin de notre avenir avec des critères connus et des valeurs à partager … Kitmien.