Pouvons-nous guérir de nos insuffisances ?
Nous admirons sans répit cet extraordinaire foisonnement de nous tous à dénoncer et à condamner les politiques, les hommes et les systèmes qui, jusque là, abîment plus qu’ils ne construisent notre avenir commun.
Nous avons parfaitement réussi à pointer du doigt le tribalisme, la corruption et le mal faire des dirigeants qui privilégient leurs intérêts individuels et claniques.
Nous rêvons de pouvoir changer le cours de notre histoire dès qu’une occasion se présentera à nous. Cette occasion reste une inconnue pour la plupart d’entre nous et ce ne sont pas les encouragements et les appels à la patience que nous nous gratifions qui changeront la donne.
Il y a cet énorme constat d’échecs répétés de toutes les tentatives faites par nos frères depuis la colonisation à ce jour. Aucune équipe au pouvoir n’a été capable d’obtenir le moindre satisfecit du plus grand nombre d’entre nous.
La raison est qu’elles n’ont pas cherché à nous rassembler comme un peuple ayant un avenir commun.
Chacun pense à rallier autour de son nom, de sa personne ou de son village. Avec des soutiens extérieurs quelques-uns d’entre nous espèrent changer notre piètre vie grâce à ces apports.
Nous réveiller chaque jour avec les éternelles remises en question est le seul horizon qui nous aveugle, notre charisme à ne pas voir en nous les raisons de nos difficultés est avéré.
Qui a pensé à nous rassembler d’abord pour partager de notre avenir ? Qui a proposé que nous discutions ensemble de notre pays sans réclamer un leadership, ou chercher à se faire accepter comme un gourou ? Cette absence de vision de groupe pour un objectif commun est très certainement l’une des principales raisons de nos détresses.
Les preuves de ce comportement sont nombreuses. Essayer de dire à des congolais de se réunir pour discuter du pays et vous serez déçu en les voyant privilégier leur confort individuel qui consiste à ne jamais vouloir se fréquenter. Nous ne prenons jamais sur nous cette obligation de nous unir pour gagner. Chacun y va de sa justification et des indiscutables obligations qui militent à éviter de rencontrer son compatriote.
Il fallait y penser. Chacun de nous vit un drame intérieur pour accepter la présence d’un autre congolais autour de soi pour fraterniser et regarder ensemble dans la même direction. Avez-vous remarqué que dans la plupart des cas, l’aide d’une personne étrangère est cet apport qui fait la réussite d’une rencontre entre congolais ? Pourtant les rencontres autour de quelques manifestations mondaines sont des réussites mais l’on y cause difficilement d’horizons et de visions.
Chacun d’entre nous peut faire l’effort de se demander s’il est prêt à accepter de rencontrer un autre congolais pour discuter sans que ce dernier ne fasse déjà partie de ses connaissances. Chacun pourra évaluer combien le plaisir de trouver autre chose à faire prime sur cette contrainte qui pèse dans nos consciences.
Nous avons peur de nous-mêmes. Nous fuyons nos propres responsabilités dès la base de toute action commune. Nous craignons l’autre et nous lui collons toutes sortes de défauts et de tares justifiant nos réticences à l’accepter dans un groupe. Nous avons toujours cette culture de préjugés et de rejet de l’autre compatriote, qu’il soit de notre village ou pas.
Quelle est l’antidote de ce sentiment qui nous cache encore la belle vallée où il nous sera possible de tracer les sillons de notre devenir ?
Pas les forums qui ne nous rassemblent que pour la critique aisée des nombreux dégâts qui jonchent notre pays.
Pas les pages (des réactions au sujet) qui aiguisent notre extraordinaire capacité à nous détester et à nous montrer plus acerbes les uns vis-à-vis des autres.
Pas les convocations aux réunions où l’invite à plébisciter un nom est le seul motif avoué ou non.
Pas les blogs où il n’est question que de reconnaissance et de propagande de soi ou de son vivier caché.
Nous avons besoin de nous essayer à être ensemble pour nous attribuer la responsabilité de voir en tout premier lieu une impérieuse obligation de vision commune pour notre pays. Nous briserons nos hésitations à nous mettre ensemble pour partager fraternellement de notre devenir. Nous tairons en nous la peur du compatriote qui souffre autant que nous.
Les leaders que nous avons pourraient commencer à imaginer un lieu de partage où nous allons faire nos débuts d’apprentissage du vivre ensemble pour un devenir commun avec les outils du net à notre disposition. Ils nous conduiraient donc dans cette entreprise avec tact. Ils sont si nombreux que la garantie de voir réussir cette organisation est acquise. Ils seront, j’en suis persuadé, capables de se dépasser pour donner plus de chance à ce cher Congo qu’ils prétendent aimer plus que tout ! …Kitmien.
Ce texte proposé pour publication à Mwinda le 6/11/2006 ... sans avoir encore reçu l'accusé de réception.
Posté par Kitmien — 08 Nov 2006, 13:10
Ca y est Grand frère tu es sur Mwinda en ce jeudi 9 novembre.
Posté par Venga — 09 Nov 2006, 07:52
Oh tu as raison systaVenga, je vois aussi que les compats réagissent déjà et ouf je suis "soulagé".
C'est bien grâce à toi qui la première m'y avait poussé ! Sois remerciée ma grande.
Je vois que les réactions commencent et je viens de signaler mon blog. je pourrais alors essayer de donner mon point de vue sur ces réactions.
Posté par Kitmien — 09 Nov 2006, 11:05
Mes félicitations... j'ai parcouru votre blog...
mais vous devriez songer à mettre des photos et à le rendre plus gai...
a+
Posté par bruno — 09 Nov 2006, 16:26
Merci Bruno de cette suggestion. Je vais voir pour les photos.
Posté par kitmien — 09 Nov 2006, 22:18