La colonisation nous ferait peur ?
J'ai l'impression que nous nous compliquons la vie dans cette approche des "formes de colonisation qui ne disent pas leur nom ?"...
Dans mon esprit, tout est clair :
1. J'ai bien compris que je me devais de distinguer le fond de mon être et le vernis que je présente ou qui m'accompagne en société des hommes.
Dans la société des hommes, nous portons des noms, des prénoms. Nous efforçons de nous comprendre en parlant un langage commun à nous tous, ou en faisant en sorte qu'on le parle tous... de même que nous avons à porter des vêtements, à rechercher la santé (propreté), ... bref à cultiver un mieux être.
Selon nos parcours individuels ou collectifs (familial, de groupe, national...) nous "empruntons" des vernis circonstanciés ( par l'histoire, par héritage, par découverte, par intérêt, par réalisme...) qui vont nous accompagner temporellement.
Notre comportement en société se déclinera en privilégiant ce que nous avons de plus profond en nous. Nous pourrons alors relativiser tout acte condamnable d'un autre membre de notre société (comme: acte raciste, acte idiot, acte de complexé...).
Nous saurons ce que nous sommes réellement et non pas ce que les autres veulent nous voir être. Ce sera une erreur qu'ils commettront en nous jugeant par rapport à "notre vernis circonstancier social", nous, nous continuerons de rester ce que nous sommes.
Alors, que nous nous appelons comme eux ou comme nos ancêtres, ou encore comme nous préférons ne changera rien.
Que nous communiquions avec un langage d'emprunt, ou un langage qui nous arrange, ou encore un langage d'autrui ne changera rien.
Que nous donnions des noms d'ancêtres à nos enfants, des noms choisis pour leur beauté, des noms empruntés, ou encore des noms divins ne changera rien.
Que nos vêtements soient inspirés de ceux des autres, de ceux des ancêtres, de ceux des extra terrestres ne changera rien.
2. J'ai compris que nous avons à nous définir un cadre existentiel propre et riche de nos valeurs les plus profondes.
Si demain, nous pouvions avec fierté présenter un continent, un pays, un village reflétant notre "être intime", nous serions heureux.
Aujourd'hui nous ne sommes pas capables de nous approprier entièrement notre terre et de nous sentir heureux en y vivant ou en y rêvant. Encore moins à le montrer aux autres avec cette fierté de posséder quelque chose d'extraordinaire...
Alors l'urgence est donc ici. Il nous est nécessaire de tout faire pour construire ce référenciel commun à nous. Et si cela doit passer par l'utilisation des outils empruntés aux autres frangins de la planète, tant mieux. Nous n'avons pas le temps de tout recommencer par le début, la vie continuellement avance et nous avec.
Nous avons connu l'esclavage, la colonisation, et la néo colonisation soit.
Aidons ceux qui croient porter des gourdins aux pieds en s'habillant selon un confort qui ne doit rien à leurs ancêtres de s'en sortir, leur être attend de s'épanouir en se retrouvant sur les places de notre société avec un seul habit: son "être".
Aidons ceux qui se sentent complexés en se voyant être désignés par des noms qui n'ont rien à voir avec leurs ascendants/descendants, leur être n'est pas prisonnier d'une appellation, il est bien plus profond et bien plus fort pour réaliser tout sans gêne aucun.
Aidons ceux qui ne se bousculent plus en croyant n'avoir rien à donner au monde d'équivalent à ce qu'ils y reçoivent, leur vie profonde ne s'encombre pas de complexe, elle attend qu'il lui donne le la pour commencer à construire durablement.
3. Ce qui nous manque le plus c'est cette humilité qui nous placera en orbite d'apprendre et ensuite d'organiser notre belle terre, qu'on aura tant de fierté à montrer mais aussi surtout à contempler. …Kitmien.
Salut Mbuta, je mets mes pieds pour la 1ère fois dans cette arène où tu m'as si souvent invité, où j'ai souvent lu, mais où je n'ai jamais posté. Pour faire suite à ce texte posté plus haut, que tu nous avais amené sur CP, je viens donc essayer d'apporter ma contribution, modeste évidemment.
Cependant, dans un 1er temps, je ne mettrai pas mon propos, mais plutôt un texte issu d'un livre que je vais présenter à Culturama sous peu, écrit par l'afro-Caribéenne Ama Mazama, intitulé L'impératif Afrocentrique. Je reviendrai plus tard por alimenter nos échanges.
Sereinement.
« La plupart d’entre nous continuent à être affublés de noms occidentaux. Que nous en soyons conscients ou non, ces noms d’esclaves ou de colonisés ont pour fonction première de nous inscrire dans l’orbite culturelle occidentale. Ces noms nous marquent en fait comme « propriété de l’Occident », tout comme le fer du colon jadis. Que l’on ne se méprenne pas : je ne parle pas simplement des noms américains dont certains raffolent ces temps-ci qui nomment leurs enfants Jimmy, Morgan, Kevin et compagnie. Je parle bien de ces noms français ou francisés que nous continuons à porter avec fierté. Cette question du nom vaut que l’on s’y arrête quelque peu. (…) Et le plus tragique, c’est que nous aurions souvent le plus grand mal à citer des noms appartenant à la tradition qui est la nôtre. Dans notre inconscience et insouciance savamment entretenues, nous maintenons et vivifions une tradition culturelle qui non seulement n’est pas la nôtre, mais qui s’évertue à nier notre humanité. L’Afrocentricité suggère comme remède un processus, conscient et systématique, de relocation. Dans le cas des noms, la logique afrocentrique dicte que nous abandonnions ces noms européens dont nous sommes affligés, et que nous adoptions des noms africains, afin que notre nom coïncide avec qui nous sommes, et ce faisant, nous entretenions nos propres traditions. Si l’on est africain, s’appeler Soundiata plutôt qu’Alexandre, va de soi. L’inverse n’est pas vrai, et ne peut se comprendre que dans un univers où les choses sont littéralement sens dessus dessous. C’est que nous sommes dans un état de totale dislocation, le concept avancé par l’Afrocentricité pour rendre compte des effets du processus de conversion mentionné plus haut. »
@+, M82
Posté par Mayombe82 — 22 Oct 2006, 16:19
Meilleurs voeux pour l'aid!!!!
Posté par Emma Benji — 23 Oct 2006, 12:12
A Emma,
Salut merci à toi... Il y a si longtemps que tu ne me donnais plus la joie de te lire ici (rires).
Et comment as tu passé ta fête ?
Posté par Kitmien — 23 Oct 2006, 23:58
Salut M82,
Merci de te décider enfin ! Merci aussi pour ce texte que je crois avoir déjà lu. Sois libre de t'exprimer comme tu le penses.
Je comprends bien ce point de vue, qui pourrait parfaitement se placer à une époque ...euh disons... lointaine, quand nous aurions bien amorcé cette avancée dans notre route... si je peux m'exprimer ainsi.
Je l'ai déjà dit : nos références actuelles les plus partagées restent Nelson Mandéla, Thomas Sankara, Patrice Lumumba pour ne citer que ceux là.
Ils nous redonnent cette dignité et ces exemples pour notre mémoire et notre recherche. Ils ont puisé en eux (sans que les prénoms qu'ils avaient gardé ne les gênent) pour nous tracer une certaine route.
Mobutu qui avait troqué son prénom, comme Bongo qui a choisi maintenant Odimba ne sont toujours pas des leaders que l'Afrique plébiscite.
Voilà, j'ai la faiblesse de penser que les prénoms chez des gens comme moi (rires) n'ont pas cet impact que les gens leur donne.
Je ne me sens pas plus colonisé même avec mon prénom, je suis sûr d'être capable d'avancer sur notre route avec de moins en moins de complexe...
(mais peut être que ce n'est ce pas le cas pour d'autres ?)
Bien à toi et à bientôt.
Posté par Kitmien — 24 Oct 2006, 00:11
Salut mbuta, si t'as un moment, vas dans l'autre maison, je t'ai mis un sujet au forum lingala.
Tu as dit: "Je l'ai déjà dit : nos références actuelles les plus partagées restent Nelson Mandéla, Thomas Sankara, Patrice Lumumba pour ne citer que ceux là.
Ils nous redonnent cette dignité et ces exemples pour notre mémoire et notre recherche. Ils ont puisé en eux (sans que les prénoms qu'ils avaient gardé ne les gênent) pour nous tracer une certaine route.
Mobutu qui avait troqué son prénom, comme Bongo qui a choisi maintenant Odimba ne sont toujours pas des leaders que l'Afrique plébiscite.
Voilà, j'ai la faiblesse de penser que les prénoms chez des gens comme moi (rires) n'ont pas cet impact que les gens leur donne.
Je ne me sens pas plus colonisé même avec mon prénom, je suis sûr d'être capable d'avancer sur notre route avec de moins en moins de complexe...
(mais peut être que ce n'est ce pas le cas pour d'autres ?)"
Bien entendu, concernant les leaders que tu mentionnes au départ, tu bien te douter que je te suis sur ce plan comme un enfant de coeur suit son prêtre.
De même que les autres comme Mobutu et Tombalbaye se sont plus fourvoyés qu'autre chose durant l'exercice de leur pouvoir.
Te connaissant, je ne pense pas non plus, évidemment, que tu es un colonisé dans ta tête, dans ton esprit ou dans ton âme... Non, il suffit de te lire, de t'écouter, de voir ton parcours pour bien comprendre que tu es bien plus fort que cela.
Le plan sur lequel je m'interroge le plus est le mécanisme qui peut amener un Homme qui se dit fier de ses origines, de ses racines, qui souffre du racisme (cas d'un jeune africain dans la France d'aujourd'hui), qui chaque soir lorsqu'il rentre chez lui, se plaint de ce qu'il a subi dans la rue, au boulot de la part es indigènes et qui le jour où sa femme donne la vie à leur rejeton va ouvrir "le guide des prénoms"; "les prénoms qui ont la cote"; "la Bible" pour prénommer son enfant! Souvent, on me répond "c'est comme ça!"
J'ai du mal.
Cependant, tu as écrit dans la maison d'à côté: [quote="Kitmien"]En ce qui me concerne, je persiste et signe, je porte un prénom chrétien que j’aime et que mon père m’a donné avec un nom (celui de son père qui n’est pas le sien). Je suis heureux d’avoir donné des prénoms autochtones et chrétiens à mes ouailles. Je ne me sens pas diminué et particulièrement gêné dans ce que je peux appeler lutte de « libération » que nous menons…J’espère que mes ouailles ne souffriront pas de ces prénoms chrétiens, de toutes façons j’y veille.
Mais je comprends ceux qui pensent le contraire…et encourage ceux qui choisissent les prénoms congolais exclusivement.[/quote]
Ton expérience personnelle sur ces choix que tu as eus à opérer me seraient très bénéfiques dans ma quête personnelle.
Je t'en remercie d'avance. M82
PS: Serait-il possible que tu nous ajoutes des fonctions afin de "grossir" nos textes, de mettre des italiques? Encore merci pour cet espace que le temps empêche de visiter comme il se doit
"
Posté par Mayombe82 — 29 Oct 2006, 14:36
Frangin Mayombe,
Merci pour ce beau texte en lingala que j'ai eu plaisir à lire...
Euh non, ici pas de possibilité d'édition de texte avec ces fonctions indispensables pour améliorer les écrits malheureusement... (à moins de payer !...).
Merci frangin d'avoir "ramené ici" mes posts de là-bas.
Pour mon expérience personnelle des prénoms que je donne à mes enfants, le problème est un peu complexe mais je vais te donner quelques petites clés qui m'avaient guidé...
D'abord, un enfant qui vient doit être attendu. S'il vient dans mon foyer, j'ai parfois envie de savoir pourquoi et aussi qui est il? Le temps de gestation nous (mon épouse et moi) donne le moment de méditer pour être à l'écoute... du nouvel arrivant.
Il nous arrive de trouver son prénom en croyant fortement que c'est lui qui se "dévoile" à nous.
Il y a aussi cette envie que j'ai eu de demander un enfant "particulier" pour venir vivre avec nous...parfois secrètement (c'est à dire intimement sans que personne d'autre ne soit au courant).
Une autre clé est que je veuille parler au monde de ma vie et de mes espérances/croyances... et alors j'utilise les prénoms de mes enfants pour faire ce partage.
Il y a cette attention portée à mon épouse qui peut souhaiter donner un prénom pour ses raisons personnelles dans un esprit de reconnaissance mutuelle de cette égalité de parent que nous assumons ensemble.
Il y a enfin ce partage à ceux que nous aimons qui peuvent s'ils le souhaitent participer à donner un prénom à un enfant ...
Voilà cher frangin, et le choix de la langue intervient comme véhicule. C'est ainsi que selon le cas, certains de mes enfants ont des double, triple prénoms en lari, en français ou en anglais.
En espérant t'avoir bien répondu.
Posté par Kitmien — 29 Oct 2006, 23:21
Cher M82,
La fierté d'un congolais n'est pas pour moi dans les prénoms qu'il peut donner à ses enfants.
Je suis fier quand je me sens profondément fort, heureux et aimé.
J'ai éprouvé une fierté quand j'avais réussi à mes examens malgré mes origines et mes moyens faibles.
J'étais fier quand les gens s'étonnaient de me voir là où ils ne m'attendaient pas, là où ils avaient placé quelques bonnes têtes "pensantes"... (rires).
Je dis à mes enfants que je n'avais pas eu besoin de cacher que j'étais noir, congolais, fils d'un malafoutier d'un petit village inconnu...parce que je réussissai à me faire désirer par des gens qui avaient tout pour embaucher par choix drastique leurs employés qu'ils se devaient de payer cher...
Je n'ai donc pas (pour l'instant) à voir le langage, les noms et prénoms que nous portons aujourd'hui, puisqu'ils ne participent pas dans le lot de ce qui fera de nous des êtres respectés et craints pour ce que nous sommes, des êtres heureux et fiers d'être des bonnes personnes humaines comme les autres que nous connaissons.
Dis moi en toute fraternité cher M82, si tu as encore envie de me comprendre davantage... je préfère m'arrêter d'abord ici.
Bien à toi.
Posté par Kitmien — 29 Oct 2006, 23:48
M82,
Pour finir, dis moi quel prénom ou nom as tu retenu justifiant une quelconque fierté de cette personne.
Si nous retenons les prénoms et les noms des individus c'est pour leurs oeuvres d'abord, leurs actes, leurs vertus et non leur langue, leur vêtement, leur prénom... comprends tu ?
Shakespeare, Jean (Bible) et quelques autres sont célèbres non par leur prénom mais par leurs écrits...
Sourire et rires pleins à toi.
Posté par Kitmien — 29 Oct 2006, 23:55
Salut doyen, j'ai pris connaissances de tes éclairages à mes interrogations, ce qui ne peut être qu'une bonne chose. Dès que le temps me le permettra, je reviendrai répondre aux tiennes.
Bien à toi, M82
Posté par Mayombe82 — 31 Oct 2006, 12:22
Ok comme tu veux frangin !
Je veux aussi te dire combien le nom et le prénom paraissent ne rien représenter ici à Dakar où quelqu'un peut te répondre : " oui je m'apelle Modou, Moudou, Mohamed, ... comme tu veux". (rires). J'ai l'impression que le prénom ici est "maltraité".
Le nom et prénom me donnent l'impression d'une telle banalité !
Et sur nos outils informatiques le tri par ces deux critères est un véritable casse tête car des identiques se comptent en milliers ! Et quand tu veux y ajouter nom du père, tu restes encore dans les limites des centaines, avec le nom de la mère, tu as des chances d'arriver sur des dizaines...
Chaque société a bien "son" vécu de ces deux désignations. Comme je suppose qu'un américain ne doit sûrement pas se poser des questions métaphysiques sur les prénoms de ses enfants, de son épouse, et de lui même...
Tu vois cher frangin, que ces notions ne peuvent pas aisément supporter le poids que quelques croient mettre sur elles.
Bien à toi.
Posté par Kitmien — 08 Nov 2006, 11:27
Quelques petites minutes pour continuer nos échanges. Je t’ai en effet lu et relu très attentivement, et bien que ne partageant pas la totalité de ton argumentaire, je te comprends assez. De toutes les façons, si on était d’accord sur tout, nombre de nos échanges n’auraient aucun intérêt. L’Africain que je respecte le plus, Mandela est un cas que j’aime bien. Je connais beaucoup de gens qui l’admirent, l’adorent, l’adulent, le vénèrent… Mais quand ils me demandent mon avis pour un prénom lors d’une naissance et que je propose Mandela, ils et elles crient au scandale, me sortant les arguments les plus farfelus ! Etrange, n’est ce pas ? C’est aussi dans un cadre comme celui-là que je pense que le poids de la colonisation est lourd, très lourd dans nos esprits. Le pire c’est lorsque l’on n’est même pas capable de donner une explication cohérente au refus de sonner un prénom africain (peu importe le pays d’origine de ce prénom).
En parlant des prénoms chrétiens, tu sais comme moi que le christianisme sous la forme qu’il nous a été diffusé, imposé en Afrique est en réalité une émanation de l’Orient, d’un Orient qui s’est beaucoup inspiré de l’histoire des Juifs. Là aussi, je ris comme un âne lorsque je vois un frère me dire « je n’aime pas les Juifs « (c’est son choix !), mais il appelle quand même ses enfants David, Samuel etc. C’est assez ambigu comme processus, et les faibles armes dont je dispose ne me permettent pas d’avoir le recul nécessaire pour avoir un avis plus tranché que celui que j’ai actuellement. Lors de ma quête spirituelle, je me suis demandé pourquoi lors du baptême chez les musulmans et chez les catholiques il FALLAIT absolument prendre un prénom correspondant à cette religion, alors que chez les Ethiopiens (à moins que je ne me trompe) où il y a beaucoup d’orthodoxes, les gens gardaient leurs prénoms de naissance. Comment ne pas lier cela à la colonisation sachant que ce pays, malgré une occupation italienne dans une partie du 20ème siècle, n’a jamais été colonisé ? Plus loin, on peut voir par exemple que ce pays a 13 mois dans l’année, au lieu de 12. Etrange, non ? Revenons vers notre très cher et beau Congo. J’ai eu en mains le calendrier mbochi, j’ai discuté avec des vieux téké, ils étaient unanimes : avant la pénétration coloniale, il y avait 4 jours par semaine. Chaque jour ayant un nom précis. Par exemple, chez les Mbochi, Tsono (je crois) est jour de marché, aussi, les enfants qui venaient au monde ce jour-là étaient appelés ainsi. Chez les Lari, Malanda est bien celui qui suit les jumeaux, non ? et celui qui sort par les pieds, n’est pas Sounda (Sunda) ou Mousounda (Musunda) ? Comment expliquer que ces traditions soient si souvent mises en veilleuse ? On leur reproche quoi exactement ? Il y aurait tant à dire là dessus… @ suivre, M82
Posté par Mayombe82 — 16 Nov 2006, 15:58
Vu sous cet angle, M82, je te suis bien. Il n'est pas nécessaire de s'obliger à donner un prénom chrétien ou musulman quand on n'en a pas envie.
Et les prénoms de chez nous sont aussi bons si on décide de les donner aux enfants.
Les laris (selon ce que je sais) connaissaient une semaine de six jours et les noms étaient donnés en fonction du jour de naissance mais pas de façon obligatoire. On donnait aussi des noms des fétiches qui guérissaient les maux de la mère ...
Mon copain togolais aussi m'en a parlé, chez eux beaucoup portent les noms des jours de semaine, de la place de naissance dans la famille, si on nait jumeau, comme chez nous d'ailleurs.
Je pense que c'est à chacun de sentir où le conduisent ses convictions et ses croyances pour donner le prénom/le nom et sentir l'importance ou pas de cet attribut que l'on porte.
Pour notre libération, les domaines sont nombreux où il nous faut porter les attentions, mais les domaines les plus sûrs sont l'éducation intellectuelle et scolaire, puis l'apprentissage qui nous donneront des billes pour le reste des domaines.
Merci encore mon très cher frangin pour ces moments de partage.
Posté par kitmien — 18 Nov 2006, 14:05